Les Bas de Soie / Silk Stockings

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L’origine des bas de soie des Cévennes

La soie est une invention et une industrie chinoise datant de plusieurs millénaires, mais vu la distance entre l’Orient et le « Vieux continent » qui engendrait des échanges commerciaux longs et coûteux, de nombreux pays d’Europe, dès le Xème siècle, ont produit leur propre soie. On peut citer l’Espagne, l’Italie (pour la soie d’ameublement), la France (pour la soie d’habillement); même l’Angleterre s’y était essayée, sans succès, son climat étant peu propice à l’élevage du vers à soie.

Parmi toutes ces soies occidentales, une des plus belles, et celle qui avait le fil le plus fin, était la soie française. Cette particularité permettait de produire des bas de soie d’une finesse inégalée, et a été pendant plus de quatre cent ans la référence de qualité et de luxe dans toutes les cours d’Europe. Durant les 18ème et 19ème siècles, il était inconcevable que les jambes royales ne fussent pas gainées des bas les plus luxueux, tissées avec les fils les plus fins.

Louis XIV, la reine Victoria d’Angleterre, ainsi que les cours impériales d’Autriche et de Russie étaient grands amateurs du savoir-faire Cévenol. Porter des bas de soie des Cévennes était un must.

rigaudLouis XIV, roi de France et de Navarre, par Hyacinthe Rigaud © musée de l’Armée

Pour tous ceux qui ne connaissent pas cet épisode glorieux et oublié de l’industrie Française, voici un bref hommage aux très riches heures du bas de soie Cévenol.

Les premières traces de sériciculture en France (élevage du vers à soie) remontent aux dernières années du XIIIème siècle à Anduze. La première ordonnance royale sous François 1er, encourageant la plantation de mûriers, dont la feuille est indispensable à la création du cocon, remonte à 1544.

cocon vers à soieCocons de vers à soie sur branches de mûriers

Sous le règne d’Henri IV, la France est devenue une grande consommatrice de soie et le roi fait beaucoup pour donner des moyens à cette nouvelle branche économique, au grand dam de son ministre des finances Sully, qui, ennemi du luxe et de la Cour, propose la publication d’édits interdisant le port des textiles de luxe.

En 1602, une décision royale demande à chaque paroisse du pays de posséder une pépinière de mûriers et une magnanerie (couveuse de vers à soie). A Paris, au Bois de Boulogne, une magnanerie est construite, entourée de 15.000 mûriers.

Par édit royal, autant de mûriers sont plantés jusque dans le jardin des Tuileries. François Traucat, pépiniériste Nîmois ayant les faveurs du Roy, aurait fait planter entre 1564 et 1606, plus de 4 millions de mûriers en Provence et en Languedoc. Plus tard, sous le règne commercial de Colbert, et encouragé par Louis XIV, des subventions sont allouées à la sériciculture pour que la soie Française, concurrencée par la soie produite en Espagne ou dans le Piémont Italien, soit la meilleure et devienne incontournable. La soie est devenue un enjeu commercial stratégique.

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Au 18ème siècle, dans tout le Languedoc, et notamment dans les Cévennes, presque chaque famille « éduque le ver et tire son fil« . La soie brute est alors vendue à des négociants et des tisserands de Nîmes ou de la région Lyonnaise, ce qui contribuera à faire acquérir à cette région une notoriété mondiale pour le travail de la soie.

Les Cévennes sont alors producteurs de fils de soie mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse, vont devenir fabricants des plus beaux bas de soie jamais produits.

En 1789, le pays cévenol produisait plus de 200 000 paires de bas de soie. La petite ville d’Anduze eut jusqu’à 20 filatures, Ganges, le Vigan et Sumène s’était fait une spécialité du bas de soie, elles en étaient les capitales.

L’âge d’or se poursuivit après la Révolution, les progrès technologiques permettant le développement des filatures et de la production de masse. La prospérité des élevages de vers à soie connaîtra son apogée lors de la première moitié du XIXe siècle.

30513-51e52ce2e4de4.Famille Cévenole

C’est l’époque où les petits ateliers de filature sont peu à peu remplacés par des unités plus productives. La vapeur fait son apparition et ouvre la porte à l’industrie.

Les filatures des bourgs cévenols vont employer chaque jour des milliers d’ouvriers, mais surtout d’ouvrières. Les femmes, qui régnaient déjà depuis le début de l’aventure de la soie sur l’éducation du ver, se retrouvent majoritaires dans beaucoup de filatures, mais dans quelles conditions…

Dans ces usines, véritables bagnes féminins, six jours par semaine, dix à douze heures par jour d’un travail dur et insalubre (1,50 franc par jour, la moitié de la paye d’un homme).

329_001Filature de soie dans les Cévennes

Ces « damnées de la soie » travaillent au rayonnement de la France, car c’est désormais dans le monde entier que les bas de soie des Cévennes sont demandés.

En 1853, la production Française atteindra son apogée avec 26 000 tonnes de cocons, pourtant le fil de soie est si léger qu’il en faut plus de 4000 mètres pour faire un gramme !

L’âge d’or de la soie cévenole va cependant prendre fin brutalement. Existant depuis des siècles, des élevages entiers de vers vont être dévastés par une nouvelle maladie : la pébrine. Contagieuse et héréditaire, cette maladie sera étudiée par Louis Pasteur qui ne trouvera de solutions qu’en 1870. Tard, trop tard ! Les filatures s’approvisionnent déjà en Italie et en Orient, la production Française a été divisée par quatre, et en 1857, elle n’est plus que de 7500 tonnes.

Le coup de grâce sera définitivement donné à l’industrie cévenole en 1869, et, ironie de l’histoire, c’est un Français qui en sera l’instigateur. En effet Ferdinand de Lesseps fera creuser en Egypte, pendant dix années, le canal de Suez. A son ouverture, le monde sera changé, les échanges commerciaux entre l’Europe et l’Asie seront facilités, les transports étant réduits de moitié. Les soies chinoises et japonaises inonderont l’Europe à vil prix, pendant qu’en France la baisse inéluctable de la production, l’exode des soyeux, la dégénérescence des mûriers ne laisseront aucune chance aux Cévennes qui ne se remettront jamais du déclin de cette industrie. Avec la soie, la vie s’en est allée des vallées cévenoles.

Quelques marques comme les bas Lys, Marny ou Montagut continueront à se battre et à imposer le savoir-faire Français dans un environnement commercial difficile.

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Quand le bas Montagut revendiquait le savoir-faire de la « bonneterie cévenole », la publicité des bas Lys nous apprenait que  » Depuis Louis XIV les bas Lys se fabriquent dans les Cévennes, au pied du mont Aigoual ».

Bonneterie Cevennol

L’arrivée en 1924 de la soie artificielle, appelée rayonne ou viscose, puis du bas sans couture dans les années 1955, sonneront définitivement le glas d’une industrie quatre fois centenaire, et de nouveau, la soie orientale régnera en maître.

Texte ©Patrice Gaulupeau/Nuits de Satin

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The origin of Cevennes silk stockings 

Silk is an ancestral Chinese invention and industry but because of the distance between the East and the ‘Old continent’, commercial exchanges were long and expansive. This explains why, from the 10th century, many European countries started producing their own silk. Among them: Spain, Italy (for furniture mainly), France (for clothes); England also gave it a try but with little success as the weather was not suitable for breeding silkworms.

But the more delicate and refined was the French silk. This enabled the country to produce silk stocking of extraordinary quality, which was the absolute reference of luxury in every European courts for more than four hundred years. During the 18th and 19th centuries, it was inconceivable for royalties not to be wearing the precious stockings.

Louis XIV, Queen Victoria, imperial courts in Austria and Russia –all were very fond of the French skills. Wearing silk stocks from the Cévennes was a must.

rigaudLouis XIV, King of France and of Navarre, by Hyacinthe Rigaud © the Army Museum

For all of those who do not know this glorious and forgotten episode of the French industry, this could be considered a short tribute to silk stockings from the Cévennes.

The first records of silk culture in France date back to the end of the 13th century in Anduze. The first royal order was made in 1544 under Francis I and it encouraged mulberry trees plantation, which leaf is essential to the process.

cocon vers à soieSilkworms cocoons on Mulberry trees’ branches

Under the reign of Henri IV, France became a great consumer of silk and the King made sure to help finance this new economic branch –to the great displeasure of his minister of finance (Sully) who loathed luxury and Court and tried to publish edicts which would forbid to wear luxurious fabrics.

In 1602, a royal decision demanded that every parish owned a mulberry trees nursery and a magnanery (for silk culture). In Paris, at the Bois de Boulogne, a magnanery was built, surrounded by 15.000 mulberry trees.

As many mulberry trees were built up to the Tuileries garden. Francois Traucat, who was a nursery owner close to the King, had more than 4 millions mulberry trees planted between 1564 and 1606 in Provence and Languedoc. Later, under Louis XIV, subventions were allocated to silk culture in order for France to be the best and major producer, ahead of Spain and Italy. For silk had become an economic stake.

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During the 18th century, in Languedoc and especially in the Cévennes, almost every family cultivated silk. Raw silk was then sold to merchants and textile workers from Nimes or Lyon, which helped this region gain a worldwide reputation for silk culture.

The Cévennes were then producers of silk but they were also, and this is what interests us most, producing the finest silk stockings ever seen. In 1789, the Cévennes county was producing more than 200 000 pairs of silk stockings.

The golden age continued after the Revolution, thanks to technological progress, which improved spinning mills and started mass production. Silk culture was at its peak during the first half of the 19th century.

30513-51e52ce2e4de4.A Family in the Cévennes

At that time, small spinning workshops were slowly replaced with more productive units. Steam was also starting to emerge, making way for the industry.

Spinning mills in the Cévennes were employing thousands of workers every day, especially women –and the conditions were horrendous.

Factories were like slavery, working six days a week, ten to twelve hours a day and the tasks were tough and unhealthy –not to mention the wedge of 1,50 franc a day, about half of what men were paid.

329_001Silk spinning mills de soie in the Cévennes

These unfortunate women worked for their country’s glory as the Cévennes silk stocking were ordered all around the world.

In 1853, the production was at its peak with 26 000 tons of cocoons –and that is considering silk is so light, more than 4000 meters were required to produce a gram!

However, the golden age of Cévennes silk took an abrupt end because of a disease (Pebrine) that affected the silkworms. Louis Pasteur worked on the disease and eventually found a remedy in 1870, but it was too late. Spinning mills were already getting their supplies in Italy and in the East. The French production was divided by four and by 1857 it only reached 7500 tons.

The last blow was given, ironically, by a French man in 1869. Ferdinand de Lesseps initiated the digging of the Suez canal. This changed the world, especially commercial exchanges between Europe and Asia, which were greatly facilitated as transports became half as cheap. Chinese and Japanese silks took over Europe at very competitive pricing while the production in France was declining drastically. The Cévennes never recovered from it.

Some stocking brands like LysMarny or Montagut kept on defending French skills despite a very tough economic environment.

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Montagut  praised Cévennes skills, whereas Lys’s adverts were claiming ‘Lys stockings have been produced in Cévennes since Louis XIV’.

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When artificial silk, also named rayon or viscose, appeared in 1924 followed by seamless stocking in 1955, the four-century-old silk industry was irrevocably extinct. And Eastern silk prevailed once again.

Text ©Patrice Gaulupeau/Nuits de Satin

La Culotte de Marilyn / Marilyn’s Underwear

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Le scandale de la petite culotte de Marilyn Monroe
lors du tournage du film « 7 ans de réflexion »

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New York le, 15 septembre 1954, 23 heures, le carrefour de Lexington Avenue et de la 52ème Rue est interdit à la circulation. Plus de voitures, mais du monde, beaucoup de monde! Une foule de curieux se presse pour voir le tournage d’un film. Un de plus, New York est une des capitales du cinéma et les tournages sont presque quotidiens; mais celui-ci est spécial, voir exceptionnel. On y tourne une scène de « 7 ans de réflexion », dirigé par Billy Wilder, le prestigieux metteur en scène du « Boulevard du crépuscule » avec Gloria Swanson, qui eut 11 nominations et récolta 3 oscars en 1950.

Mais c’est surtout pour son actrice que les badauds se bousculent, Marilyn Monroe la sulfureuse, l’icône controversée du cinéma hollywoodien de l’après-guerre, Marilyn, la Star. Si la foule est si compacte et que des policemen sont nécessaires pour contenir les bousculades, c’est que curieusement, la production du film a laissé le public approcher au plus près de la scène, 4 ou 5 mètres au maximum pour ceux qui ont la chance de se trouver au premier rang.

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Cette organisation douteuse le sera aussi pour les photographes de presse qui sont accrédités pour shooter la scène. Alors que sur un tournage normal, un seul, voire deux photographes maximum sont accrédités (un pour le plateau, un attaché aux pas d’une star), ce n’est pas moins d’une dizaine de photographes qui auront le droit de couvrir l’événement, mais qui auront aussi la mauvaise surprise de se retrouver entre concurrents. Parmi ces photographes, ont compte tout ce qui se fait de mieux dans le photo journalisme, George Zimbel, Sam Shaw, George Barris, entre autres, même Elliot Erwitt, celui qui sera un des plus grands photographe de la fin du vingtième siècle, sont à pied d’œuvre. Ces conditions de tournages exceptionnelles vont être à l’origine d’une des séances photo les plus mémorables de l’histoire de cinéma.

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La scène à tourner ce soir-là est celle qui est devenue LA fameuse scène de la robe blanche soulevée par la ventilation du métro.

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Les premières prises se font vers 23 heures 30, dans une atmosphère électrique. La production n’arrive pas à obtenir le silence complet de la foule, pourtant nécessaire, le film étant tourné en « son direct ». Les prises s’enchainent, nombreuses, mais toujours perturbées par le public ou les bruits du déclenchement des appareils photo. Billy Wilder décide une coupure. Il met à profit ce break pour autoriser une séance photo pour la presse magazine et pour la promotion du film au moment de sa sortie.

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Marilyn ne tarde pas à se prendre au jeu. Censées être prises pendant le tournage, les photos ne devront rien montrer de plus que ce que l’on verra dans le film. C’est sans compter sur le côté exhibitionniste de la star. Très rapidement, on aperçoit sa culotte, puis, très vite, elle ne retient plus sa robe et dévoile la totalité de ses dessous.

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La séance est immédiatement interrompue car sa culotte, bien qu’elle soit en coton, est légèrement transparente, et l’on découvre que Marilyn n’est pas une vraie blonde! Son habilleuse ayant doublé ses dessous, Marilyn peut reprendre son shooting, cette fois ci, sans aucune retenue.

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L’ambiance est indescriptible. La foule, maintenant estimée à plusieurs milliers de personnes est surexcitée, les encouragements à en voir toujours plus fusent de tous côtés et ce n’est pas pour déplaire à la star. Même Billy Wilder, qui a quelques soucis cinématographiques, s’amuse quand même de la situation, et vient poser à côté d’elle.

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C’est dans ce contexte surréaliste que, tout à coup, la fête va se terminer. Son mari, Joe di Maggio, qui était censé rester à l’hôtel, va finalement, sur les conseils d’un de ses amis journalistes, vouloir se rendre sur les lieux du tournage. Il arrive au plus mauvais moment, pendant cette fameuse séance photo, où il voit l’intimité de sa jeune femme livrée aux regards libidineux d’une foule presque exclusivement masculine.

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Pour une personnalité des plus connues des Etats Unis, qui de plus, est d’origine Sicilienne, c’est inacceptable. Il fait immédiatement arrêter les photos et emmène Marilyn dans sa caravane pour une explication, qui bien que houleuse, sera rapide. « Joltin’ Joe » tourne les talons et quitte le plateau.

Le tournage reprend, mais le cœur n’y est plus, le metteur en scène fait à nouveau quelques prises, mais il sait déjà que tout ce qui a été tourné pendant cette maudite soirée sera à mettre au rebut (la scène sera retournée six mois plus tard, dans les studios californiens de la 20th Century Fox, sans public cette fois ci).

Vers 2 heures du matin, Marilyn rejoint son mari dans leur suite 1105 de l’hôtel Saint Regis, et là, tout de suite, les reproches fusent, le ton monte, la violence ne tarde pas. Au petit matin, en quittant l’hôtel, ceux qui n’étaient mariés que depuis huit mois, annoncent à la presse médusée, leur divorce. Une simple petite culotte de coton blanc aura eu raison du mariage le plus glamour des années 50.

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Le film sortira le 1er juin 1955, jour du 29ème anniversaire de Marilyn, qui viendra à la projection au bras de Joe di Maggio, son ex époux. Marilyn aura la vie sentimentale tumultueuse que l’on sait, pendant que Joe ne refera jamais sa vie. Restants en contacts permanents, ils envisageront même de se remarier…   A l’enterrement de Marilyn, Joe di Maggio, en déposant des roses sur son cercueil, murmurera, « I love you », trois fois.

Les innombrables photos de cette soirée maudite, contribueront au succès du film et au mythe Marilyn, qui 50 ans plus tard, ne se tarit toujours pas.

Epilogue 1:

La mythique robe blanche de Marilyn qui avait été achetée par l’actrice Deborah Kerr, grande collectionneuse de costumes de films, a été vendue aux enchères en 2011 pour la somme record de 5,5 millions de dollars avec les taxes.

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Epilogue 2 :

Une statue géante de près de 8 mètres, représentant Marilyn dans « 7 ans de réflexion » parcours les Etats Unis depuis quatre ans. Inaugurée en juillet 2011 à Chicago où elle est restée exposée deux années, elle a été érigée ensuite à Palm Springs en 2013 et dans le New Jersey en 2014.

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Partout, c’est un triomphe. On vient de loin pour la voir et surtout pour se faire photographier sous ses jupes. Il est amusant de constater que de nombreux couples en font le passage obligé de leur photo de mariage.

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Cette petite culotte avait été la raison d’un divorce, c’est maintenant un rendez-vous incontournable pour une bénédiction nuptiale païenne.

Texte : © Patrice Gaulupeau/Nuits de Satin

Vidéos jointes

Scène de rue à New-York en 1901 ayant sans doute inspiré Billy Wilder pour la scène de l’aération de métro.

La scène de la bouche de métro dans le film « 7 ans de réflexion »

http://www.youtube.com/watch?v=slfkiWZ7ozI%5D

La statue géante de Marilyn Monroe à Chicago

http://www.dailymotion.com/video/xkvxkn_une-statue-geante-de-marilyn-monroe-a-chicago_creation%5B/embed%5D

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The scandal of Marilyn Monroe’s underwear
on the set of ‘Seven years itch’

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New York, September 15th 1954, 11 pm, the crossroads between Lexington Avenue and the 52nd street is closed to traffic. There are no cars, but there are people –many people. A nosy crow is gathering for a film shoot: the movie is The Seven Years Itch, by Billy Wilder, the famous director of ‘Sunset Boulevard’ which was nominated for 11 Oscars and won 3 of them in 1950. But the real reason the crowd is so hectic this day is because of who the leading actress is –the scandalous and controversial icon Marilyn Monroe. On this special occasion, the movie producers decided to exceptionally let the audience gather close to the set, which explains why so many policemen are also attending the event.

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While there are usually only one or two photographers authorized on such an event (one for the set, one for the star), there are no less than a dozen of them present on this day. Among them, some of the best: George Zimbel, Sam Shaw, George Barris, even Elliot Erwitt who is considered to be one of the greatest photographers of the end of the 20th century. These peculiar circumstances will lead to one of the most memorable photo shoot in the history of cinema.

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The scene shot this evening is the one that later became THE infamous flying white dress scene.

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The first takes start close to midnight, in an electric atmosphere. The production fails to ensure silence, which is essential when filming as the movie is recorded in ‘direct sound’. Many shots are taken but the crowd or the cameras’ triggers always disturb them. Billy Walder eventually decides to take a break, which is purposely used for a promotional photo shoot instead.

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Marilyn quickly starts playing along. The pictures are not supposed to show anything that will be displayed in the movie. However, with the star’s penchant for exhibitionism, her panties quickly start to show. First by accident, but soon she doesn’t even hold back her dress, revealing her whole underwear.

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The photo session is immediately interrupted when people start noticing through the sheer fabric that Marilyn is not a genuine blond! After her dresser quickly lines her underwear, the photo shoot can start again –this time with no inhibition.

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The atmosphere is indescribable. The crowd, which could now be estimated to thousands of people, is wild. Even Billy Wilder is amused by the situation and ends up posing next to Marilyn.

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But this surreal situation abruptly comes to an end. Joe di Maggio, the starlet’s husband, who was supposed to stay at the hotel, suddenly decides to come on the film set after getting a call from one of his journalist friends. He arrives on what must be the worst time, when his wife is showing her intimacy to a crowd mainly made up of men.

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Being one of the most famous figures in the United States and, moreover, being of Sicilian origins, he doesn’t take this quite well. He immediately interrupts the shoot and drags Marilyn back to her trailer and demands an explanation. The confrontation will be heated and short before ‘Joltin Joe’ storms out of the set.

The filming starts again but no one’s heart is into it. The director takes a few shots but he already knows that everything that was shot during this cursed evening will have been all for nothing (the scene was shot again six months later, in the 20th Century Fox studios, with no audience this time).

At around 2 am, Marilyn goes back to meet her husband in their suite 1105 at the Hotel Saint Regis. Soon enough, criticisms start, the conversation is heated and violence follows up. The next morning, the young couple who was married for only 8 months makes a statement to the press announcing their divorce. A mere piece of underwear will have put an end to one of the most glamorous couple of the 50s.

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The movie was released on June 1st 1955, coincidently Marilyn’s 29th birthday. She will come to the screening with her ex-husband Joe di Maggio. Her sentimental life will be the turmoil she was famous for, whereas Joe will never be able to carry on with his life afterwards. They will stay in touch and even consider getting married again at some point. At Marilyn’s funerals, Joe di Maggio will mutter ‘I love you’ three times while laying flowers on her grave. The countless pictures taken during this cursed night contributed to the movie’s success and to Marilyn’s myth, which still caries on 50 years later.

Epilog 1:

Marilyn’s legendary white dress was purchased by famous actress Deborah Kerr, who loved collecting movie’s outfits. It was then auctioned in 2011 for 5.5 million dollars (including taxes).

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Epilog 2:

A gigantic statue of about 8 meters representing Marilyn in ‘The Seven Year Itch’ has been displayed around the United States for 4 years. Launched in 2011 in Chicago where it was exhibited during 2 years, it then moved to Palm Springs in 2013 and New Jersey in 2014.

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It’s an enormous success everywhere. People come from all around the globe to see it and, above all, get a picture under the skirt. The funny story is that it became a tradition for many couple to take their wedding picture underneath the statue.

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This underwear, which had once been the motive of a divorce, is now an absolute must in the hope of getting a pagan nuptial blessing.

Text: © Patrice Gaulupeau/Nuits de Satin

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Attached Videos

Street shot in New-York in 1901 which might have inspired Billy Walder for the subway scene

http://www.youtube.com/watch?v=uqLTzZvKdOU%5D

The subway scene in ‘The Seven Year Itch’

http://www.youtube.com/watch?v=slfkiWZ7ozI%5D

Marilyn Monroe’s statue in Chicago

http://www.dailymotion.com/video/xkvxkn_une-statue-geante-de-marilyn-monroe-a-chicago_creation%5B/embed%5D

La Lingerie Noire / Black Lingerie

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Le Noir dans l’histoire textile

Durant des siècles les vêtements noirs furent l’apanage de la classe dirigeante. Seuls les monarques, la noblesse, les hommes d’église, les hommes de loi en étaient vêtus. La difficulté d’avoir un noir profond associé à la difficulté de sa résistance à la lumière et aux lavages en fait un produit rare, donc coûteux.

510goyaFrancisco de Goya – Antonia Zarate en 1805

Il faut attendre 1850 pour découvrir une nouvelle manière de teindre les tissus en noir, c’est l’association du bleu (indigo, pastel), du rouge (garance, pourpre) et d’un fixateur, point faible des méthodes d’antan. Ce nouveau procédé bon marché va avoir pour effet immédiat de démocratiser la couleur noire, et dès 1860, le Noir est tendance, vingt ans plus tard, il est hégémonique. La fin du 19ème siècle et la première moitié du 20ème seront noires, mais pour de multiples raisons.

Jamais une autre couleur n’a eu autant de significations, de connotations, de contradictions. Le Noir est tout d’abord le signe ostentatoire du deuil et du chagrin, puis deviendra rapidement la couleur de la sobriété et de la décence, mais il peut être aussi mystère, malédiction, autorité, justice, et leur contraire, anarchie et révolte. Il sera aussi pour la première fois la couleur de l’érotisme.

Dès les années 20, le Noir va changer de registre. Il va être associé au raffinement et à l’élégance, mais surtout au luxe et à la haute couture. Gabrielle Chanel créé en 1926, « la petite robe noire », aux antipodes des délires orientaux d’un Paul Poiret dépassé, pendant que la lingerie se risque timidement à employer le Noir.

Une-robe-de-cocktail-Chanel,-Vogue-Mai-1926-by-edward-steichenRobe de cocktail Chanel, Vogue Mai 1926, photo Edward steichen

Le noir dans la lingerie

La lingerie de la fin du 19ème siècle est essentiellement composée de 3 pièces, une culotte longue, ouverte, en coton blanc, des jupons, eux aussi en coton blanc, et l’inévitable corset, en coutil beige pour le commun des mortels, de couleurs vives pour  » les filles de mauvaises vies ». Mais pour la première fois dans l’histoire de la lingerie le Noir va faire son apparition, associé aux corsets, le noir étant en cette circonstance très souvent associé au deuil.

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Catalogue Samaritaine spécial Deuil 1900 et Catalogue US 1899

Dans les années 20/30, la lingerie française est l’apanage de petites corsetières situées dans le quartier de la Madeleine à Paris, elles vont oser employer le Noir pour quelques clientes peu nombreuses. Cadolle, Charmis, Marguerite Sacrez, Laure Belin, Marie Rose Lebigot créent des parures noires, composées de culottes et de soutien-gorge encore balbutiants, parfois de porte- jarretelles.

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Les derniers  corsets et leurs remplaçants, les combinés  et les gaines,  seront en grande majorité en broché rose, le Noir n’étant pas à la mode pour ces grandes pièces.

Dans le même temps, la lingerie érotique voit le jour par l’intermédiaire d’une marque Française « Yva Richard » qui commercialise  ses pièces par correspondance, à l’aide de somptueuses  photos, la pratique totalité de leur catalogue étant consacré au Noir.

yva richard 55.2Nativa posant pour sa propre marque « Yva Richard » dans les années 30

Arletty BNFArletty dans le film  « Hotel du Nord » de Marcel Carné en 1938

En France, la lingerie noire restera minoritaire jusqu’après la guerre, et il faudra attendre l’invention de la guêpière par Marcel Rochas en 1947 (créée par MR Lebigot) et de la lingerie New Look de Christian Dior ou Jacques Fath, pour voir enfin de la lingerie noire décomplexée dans les pages des magazines grand public.

1948 Lebigot pour RochasGuêpière Marcel Rochas en 1947 créée par Marie-Rose Lebigot

Aux Etats Unis, c’est plus tard que se fera la mutation, par l’intermédiaire d’un film de 1952  » The Merry Widow ». Lana Turner,  vêtue d’une guêpière noire,  jouant  le rôle célèbre de la veuve joyeuse, devient une icône au même titre que Rita Hayworth dans Gilda. Warner s’associe à la promotion du film en commercialisant leur guêpière sous le nom de « Merry Widow ». Pendant près de 5 ans les femmes américaines pourront voir les déclinaisons publicitaires de cette lingerie noire, contribuant ainsi à banaliser cette couleur jusqu’ici réputée sulfureuse.

1934 Lana Turner-The Merry Widow

The Merry Widow – Lana Turner en 1952

A New York, en 1950, sans un sou, Bettie Page va commencer sa carrière de mannequin sexy en posant pour quelques dollars devant de nombreux photographes amateurs. Grâce à Irving Klaw, photographe spécialisé dans la photo fétichiste qui fera des milliers de clichés de Bettie, elle devient l’icône de l’érotisme underground. Playmate du magazine Playboy dans les années 50, elle connait un succès éphémère avec ses photos de Pin-Up. Oubliée dans les années 70, elle fait aujourd’hui l’objet d’un véritable culte et son look vintage influence toujours les jeunes filles et de nombreuses artistes, telle que Dita von Teese. Sa page Facebook compte actuellement plus d’un million six cent mille fans…

Bettie-Page-Nuits-de-SatinBettie Page

En 1963, Vittorio De Sica met en scène dans le film « Hier, aujourd’hui et demain » Sophia Loren (sa propre épouse) qui réalise un striptease devant Marcello Mastroianni : cette scène est devenue une des plus célèbres de l’histoire du cinéma. Sophia Loren, en guêpière puis soutien-gorge, porte-jarretelles et bas noirs, se déshabille devant un Mastroianni hululant de désir face à l’icône sexy du cinéma italien. Morceau d’anthologie pour lequel Sophia Loren a pris des cours avec un chorégraphe du Crazy Horse. Elle deviendra alors le symbole de la féminité absolue et cela immortalisera définitivement la « Lingerie noire » comme étant la « panoplie indispensable de la séductrice ».

chantelle sophia-aujourd-demain-1438239389Sophia Loren en 1963 dans le film « Hier, aujourd’hui et demain »« 

La fin des années soixante, notamment 68, sonnera le désintérêt du Noir dans la lingerie (symbole de la femme objet sexy), au profit des couleurs claires, du blanc et surtout de l’imprimé. Les révolutions féministes de la fin de cette décennie, associées à la déferlante du collant, porteront un coup fatal au monde de la lingerie qui s’endormira jusqu’en 1975, date de l’arrivée d’une talentueuse styliste qui remettra le gout de la féminité, une touche d’érotisme et le Noir à la mode, une certaine Chantal Thomass…

doll-ita-la-lingerie-glamour-de-chantal-thomass-2603630Modèle Chantal Thomass

Texte : © Patrice Gaulupeau/Nuits de Satin

Montage réalisé pour l’exposition « Lingerie Noire » de Chantelle

  •  L’Ange bleu avec Marlène Dietrich
  •  Hotel du Nord avec Arletty
  •  Quai des orfèvres avec Suzy Delair
  •  The Merry widow avec Lana Turner
  •  Lola avec Anouck Aimé
  •  Hier, aujourd’hui et demain avec Sophia Loren

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The color black in the history of textiles

For centuries, black clothes were the ruling class’s prerogative. Only monarchs, nobles, church men and men of the law were dressed in black. This was due to the fact that the deep color was hard to get and it hardly withstood light and washing, which made it a precious and expensive product.

510goyaFrancisco de Goya – Antonia Zarate in 1805

In 1850, a new way of dying fabrics in black was discovered –it was made through the combination of the colors blue (indigo, pastel) and red (madder, purple) and a fixative. This new and cheap method popularized the color black. Black started to be fashionable in 1860, and already dominated the market twenty years later.

This was one of the reason why the end of the 19th century and the first half of the 20th century were considered black.

Never had a color been credited with so much meaning, connotation and contradiction at the same time. Black was first associated to mourning before quickly becoming a color of decency and simplicity. But it also conjures up mystery, a curse, authority as well as their opposite: anarchy and rebellion. It then became for the first time the symbol of eroticism.

The color black’s status changed at the beginning of the 20s. It started to be associated with refinement and elegance, but most importantly with luxury and haute couture. Gabrielle Chanel designed in 1926 the ‘little black dress’, which was very far from what the likes of Paul Poiret were doing at that time. Meanwhile, lingerie slowly began using Black.

Une robe de cocktail Chanel, Vogue Mai 1926-by-edward-steichenCocktail dress by Chanel, Vogue May 1926, picture by Edward Steichen

 Black in lingerie

At the end of the 19th century, lingerie was mainly made up of 3 pieces: long white cotton panties, petticoats also made in white cotton, and the unavoidable corset made in beige ticking for the commoners and in bright colors for the harlots.

But for the first time in the history of lingerie, the color black made an appearance and was combined to corsets whereas this usually meant mourning.

Samaritaine-Deuil-19010Une-robe-de-cocktail-Chanel
Catalog Samaritaine special Mourning 1900 and Catalog US 1899

In the 20/30s, French lingerie was mainly made by small corsetieres residing in the Madeleine area, in Paris who seldom used Black for a handful of clients. Cadolle, Charmis, Marguerite Sacrez, Laure Belin, Marie Rose Lebigot among others designed black sets of lingerie such as panties, bras and sometimes garter belts.

1930Black Lingerie 1925

The last corsets and their successors, corselets and girdles, were mostly made in pink as Black was not fashionable for those kind of clothes.

At the same time, erotic lingerie was created by a French brand ‘Yva Richard’ which sold by mail order. The entire catalogue was dedicated to Black.

yva richard 55.2Nativa posing fir her brand Yva Richardin the 30s

Arletty BNFArletty in the movie ‘Hotel du Nord’ by Marcel Carné in 1938

In France, it is not before the invention of the guepiere by Marcel Rochas in 1947 (designed by Marie Rose Lebigot) and the New Look lingerie by Christian Dior that black lingerie started to be popularized in mainstream magazines.

1948 Lebigot pour RochasMarcel Rochas’s guepiere in 1947 designed by Marie-Rose Lebigot

In the United-States, black lingerie started making an appearance a little bit later, in 1952 through the movie ‘The Merry Widow’. The leading actress Lana Turner wore a black guepiere which was later commercialized under the name ‘Merry Widow’ during the movie’s promotion. For 5 years, American women were exposed to all the ads made for this black lingerie. This largely contributed to the banalization of the color, which until then had a scandalous reputation.

1934 Lana Turner-The Merry WidowThe Merry Widow – Lana Turner in 1952

In New York, 1950, Bettie Page, penniless, started her foxy model career by posing for a couple of dollars for many amateur photographs. It was Irving Klaw, a photograph specialized in fetishist pictures who took thousands of shots of Bettie, who turned her into an icon of the underground erotism. Playmate for the magazine Playboy in the 50s, she met with a short-lived success thanks to her Pin-Up pictures. Forgotten in the 70s, she is worshiped nowadays and her vintage look influence many young girls and artists, such as Dita von Teese. Her Facebook page has more than one million six hundred thousands fans …

Bettie-Page-Nuits-de-SatinBettie Page

In 1963, Vittorio de Sica directed the movie ‘Yesterday, today and tomorrow’ with Sophia Loren (his wife) who performed a striptease for Marcello Mastroianni –this scene is one of the most famous in the history of cinema. She had to take lessons from a famous Crazy Horse choreographer for this scene. At the end of her show, she is left wearing a guepiere, a garter belt and stockings, all black.

Sophia Loren became the symbol of womanhood and black lingerie was deemed an absolute must for all the aspiring femme fatale.

chantelle sophia-aujourd-demain-1438239389Sophia Loren in 1963 in the movie ‘Yesterday, Today and Tomorrow

The end of the 60s, especially 68, brought a lack of interest in black lingerie, which objectified woman, in favor of lighter colors, white and print.

The feminist revolutions that took place at the end of the decade, paired with the trend of tights, were a fatal blow to lingerie. Underwear only made its comeback in 1975, thanks to a talented designer, Chantal Thomass, who brought sexiness and Black back to fashion.

doll-ita-la-lingerie-glamour-de-chantal-thomass-2603630Chantal Thomass Model

Text: © Patrice Gaulupeau/Nuits de Satin

Editing made for the exhibition « Lingerie Noire » by Chantelle

  • The Blue Angel with Marlene Dietrich
  • Hotel du Nord with Arletty
  • Quai des orfèvres with Suzy Delair
  • The Merry widow with Lana Turner
  • Lola with Anouck Aimé
  • Yesterday, Today and Tomorrow with Sophia Loren

Collection Lingerie

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Quelques pièces de lingerie de la collection « Nuits de Satin »
Several lingerie items from the ‘Nuits de Satin’ collection

1Combinaison 30.Spirit of VintageNuisette dos nu, années 30  en crêpe de soie saumon incrustée de dentelle – Photo Gilles Berquet
Backless babydoll, 30s, in salmon silk crepe embroidered with lace – Picture Gilles Berque

1Culotte mousseline de soie 20'Culotte années 20 en mousseline de soie et nœuds en satin de soie – Photo Gilles Berquet
Panties from the 20s in silk muslin and silk satin knots – Picture Gilles Berquet

1Combinaison-1920--Photo-DinNuisette années 20 en mousseline de soie incrustée de dentelle – Photo Dingo
Babydoll 20s in silk muslin embroidered with lace – Picture Dingo

1 5 Babydoll 60. Photo Dingo pour Spirit of VintageBabydoll doll 70′ en nylon et dentelle – Photo Dingo
Babydoll 70′ in nylon and lace – Photo Dingo

1 Combinaison 1925 en tulle ivoireFond de robe 1910 en tulle de soie – Photo Dingo
Silk tulle slip 1910 – Picture Dingo

1Déshabillé 1970 -Photo Dingo pour Spirit of Vintage copieDéshabillé 70′ en nylon plissé soleil rose et dentelle – Photo Dingo
Négligé 70′ in pink sunburst pleated nylon and lace – Picture Dingo

InvitationGuêpière « Charmis »  en satin et dentelle 50′
Guepiere ‘Charmis’ in satin and lace 50′

SG 1900Brassière 1905, avec attaches jarretelles, en broderie Anglaise
Brassiere 1905 with garters straps, in English embroidery 

Shanghai 1279Combiné en coutil, tulle élastique et dentelle 1925
Corselet in coutil, elastic tulle and lace 1925

SG 1920Soutien-gorge brassière US en soie bordé de dentelle, années 20′
Brassiere US in embroidery silk and lace, 20s

SG 1920 (1)Soutien-gorge brassière US en soie et dentelle, années 20′
Brassiere US in silk and lace, 20s

Soutien-gorge 1925 en soie - Photo Patrice Gaulupeau pour Spirit of VintageSoutien-gorge brassière us en soie acétate bordé de dentelle, années 20′
Brassiere US in acetate silk embroidered with lace, 20s

Shanghai 1274Culotte années 20 en mousseline de soie
Panties 20s in silk muslin

Shanghai 1311Porte-jarretelles en satin saumon marque « Lejaby » années 50
Salmon satin garter belt labelled ‘Lejaby‘ 50s

Shanghai 1286Soutien-gorge « Everex » en tulle de nylon 1950′ et bandes de tulle enroulées en spirale
Bra ‘Everex‘ in nylon tulle 1950’ and tulle strips rolled-up in spiral

Gaine-DiorGaine avec jarretelles  « Christian Dior » années 60 en lycra
Girdle with garter ‘Christian Dior’ 60s in lycra  

59 Lycra-Shanghai-1315Panty en lycra années 70′
Lycra panty 70s

58 Lycra-ShanghaiGaine imprimée « power flower » en lycra fin 60′
‘Power flower’ printed girdle in thin lycra 60s 

60 Lycra-Pucci-Girdle-ShanghaiPanty porte-jarretelles « PUCCI » for Formfit Rogers en lycra nylon 1970’s
Panty with garter belt ‘PUCCI’ for Formfit Rogers in nylon lycra 1970’s

Panty-Pucci-bleuPanty « PUCCI » for Formfit Rogers en lycra nylon 1970’s
Panty « PUCCI » for Formfit Rogers in nylon lycra 1970’s

Ensemble-PucciEnsemble Emilio PUCCI soutien-gorge, culotte, panty et jupon en Nylon Lycra 1970’s
Outfit Emilio PUCCI bra, panties, panty and petticoat in Lycra Nylon 1970’s

A suivre/To be continued….

Défilé Shanghai / Shanghai Fashion Show

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Défilé Shanghai mode lingerie
Shanghai lingerie fashion show

Les 8 mannequins du final du Défilé de Shanghai Mode Lingerie portaient de la lingerie vintage appartenant à la Collection « Nuits de Satin »

The 8 models of the Shanghai Lingerie Fashion Show finale were wearing vintage lingerie from the ‘Nuits de Satin’ collection

 Defile-Shanghai-1-WFinal  du défilé avec les 8 mannequins –  Photos Copyright Shanghai Mode Lingerie – Eurovet
Fashion show finale with the 8 models – Photos Copyright Shanghai Fashion Lingerie – Eurovet

Defile-Shanghai-9-WJupon de rock en charmeuse années 60 et bustier en nylon, dentelle et satin 60′
Rock charmeuse petticoat from the 60s and bustier made in nylon, lace and satin 60′

Defile-Shanghai-8-WCrinoline et bustier en nylon et dentelle ivoire années 50
Crinoline and bustier made in nylon and ivory lace 50s

Defile-Shanghai-7-WJupon porte-jarretelles en dentelle de Calais « Jacques Fath » de 1948 et bustier 50′
Petticoat with garter belt made in lace from Calais ‘Jacques Fath’ from 1948 and bustier 50′

Defile-Shanghai-8B-WJupon porte-jarretelles en dentelle de Calais « Jacques Fath » de 1948 et bustier 50′
Petticoat with garter belt made in lace from Calais ‘Jacques Fath’ from 1948 and bustier 50′

Defile-Shanghai-2B-WCombiné années 50 « Marie-Rose Lebigot » en nylon et dentelle
Corselet 50s ‘Marie-Rose Lebigot’ in nylon and lace

Defile-Shanghai-15-WCombinaison « Charmis » 60′ avec soutien gorge intégré en nylon et dentelle de Calais noire
Corselet ‘Charmis’ 60′ with a bra built-in made in nylon and black lace from Calais

Defile-Shanghai-11-WCrinoline et bustier en nylon et dentelle ivoire années 50
Crinoline and bustier in nylon and ivory lace 50s

Defile-Shanghai-4B-WCulotte/jupon et bustier années 50′
Panties/petticoat and petticoat 50′

Defile-Shanghai-4-WGuêpière « Simone Pérèle » 1948 en dentelle de Calais jaune
Guêpière ‘Simone Pérèle’ 1948 in yellow lace from Calais

Defile-Shanghai-3-WJupon de rock en charmeuse années 60 et bustier en nylon, dentelle et satin 60′
Rock charmeuse petticoat from the 60s and bustier made in nylon, lace and satin 60′

Defile-Shanghai-12-WPhotos et vidéo – Copyright Shanghai Mode Lingerie

EXTRAIT DU FINAL DU DÉFILE / EXTRACT FROM THE SHOW FINALE

« Dessous & Corsets »

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150 ans de Lingerie / 150 years of Lingerie

« Nuits de Satin » ont organisé dans 2 arches du Viaduc des Arts, Bd Daumesnil à Paris, une exposition intitulée « Dessous & Corsets. 150 ans de lingerie » dévoilant au public une collection unique, retraçant un siècle et demi de talents et savoir faire textiles au service de la séduction. Cette exposition riche de plus de 300 pièces, permettait de découvrir des jupons, tournures, crinolines et corsets du début du 19ème siècle jusqu’aux guêpières, bustiers et porte-jarretelles de la fin du 20ème siècle.

‘Nuits de Satin’ organized under 2 arches at the Viaduc des Arts (Paris) an exhibition called ‘Underwear & Corsets. 150 years of lingerie’. There, a unique collection was displayed, tracing a century and a half of skills and talent in the service of seduction. This exhibition made of more than 300 items enabled to discover petticoats, bustles, crinolines and corsets from the early 19th century, as well as guepieres, bustiers and garter-belts from the end of the 20th century.  

Affiche Web

VU 2

  • 350 pièces
    350 items
  • Plus de 3000 visiteurs payants
    More than 3000 paying visitors
  • Plus de 30 articles de presse dont de nombreuses pleines pages
    More than 30 articles in the press, including many full-pages
  • Passages TV dont TF1, France2, France3, ARTE et plusieurs télés étrangères
    TV appearances, including TF1, France2, France3, ARTE and several foreign stations
  • De nombreux passages radio dont RTL, Europe1, France Info, FIP, Chérie FM, RFM
    Many radio appearances, including RTL, Europe1, France Info, FIP, Chérie FM, RFM

Vue ensembleVue d'ensemble 5Corsets de 1820 à 1920

Corsets de mariée, d’écuyère, de « cocotte », de soirée, de paysanne ou de poupée.
En coutil, en soie, satin broché ou cuir.
Dans un état de conservation rare, pour enserrer les tailles les plus fines.

Corsets for brides, horse-riders, harlots, evening, farmers, even dolls.
Made of ticking, silk, satin brocade or leather.
In impeccable condition, made to hold tightly the waist.

Vue ensemble 3

Corset et jupon 1890

Laçage du corset

Lingerie de 1870 à 1970

Batiste blanche du début du siècle dernier, soie des années 30, satin saumon de l’après-guerre, couleurs acidulées des années 1970.
White cambric from the last century, in silk from the 30s, salmon pink satin of the post-war period, bright colors from the 70s.

Cache-corset, jupons, culottes fendues, guêpières, gaines, porte-jarretelles, soutien-gorge, combinaisons, déshabillés, nuisettes, bas de soie brodés et bas nylon étaient les étapes de cette rétrospective.
Corset cover, petticoats, slit panties, guepieres, girdles, garter-belts, bras, slips, négligés, babydolls, embroidered silk stockings, nylon stockings. 

100 ans d’accessoires, de publicité, de packaging sur le thème de la lingerie et du corset.
100 years of accessories, advertising, packaging on the theme ‘lingerie and corsets’.

Mannequins 50' Stockman

S.G. et P.J. 1950Lingerie et corseterie années 50/60

Lingerie 2Guêpière parme et violette ayant appartenu à Martine Carol dans le film « Nana »
Violet guepiere that belonged to Martine Carol in the film ‘Nana’

Lingerie 1945

Viaduc des Arts 2 017

Lingerie en soie 1930

  VERNISSAGE de l’exposition   » DESSOUS & CORSETS »
150 Ans de Lingerie

PRIVATE VIEWING of   » UNDERWEAR & CORSETS »
150 Years of Lingerie

Vue-ensemble-1-W

JP GAULTIER 3Jean-Paul Gauthier et le déshabillé ayant appartenu à Martine Carol dans le film « Nana »
Jean-Paul Gauthier and the négligé that belonged to Martine Carol in the film ‘Nana’

Vanina-Vesperini-et-GhislaiGhislaine Rayer & Vannina Vesperini

Vue-ensemble-3WMarie-Dominique Tabard

Ghislaine-RAYER-&-Hubert-BaGhislaine Rayer & Hubert Barrère

JP GAULTIER 1Jean-Paul Gauthier

Nocturne-WUne des 2 arches de l’exposition
One of the 2 arches of the exhibition

Arts & Lingerie 1

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Florilège des Arts
Anthology of Arts

AeL-2006-Affiche-Web - CopieFrous-frous-Movies-Web

Une cinquantaine d’artistes pour une exposition exceptionnelle

Autour de ces pièces mythiques, des artistes contemporains nous montrent ce que leur inspire la lingerie, avec la participation  exceptionnelle de Peter Klasen qui exposera quelques-unes de ses dernières créations. On pourra admirer aussi, des illustrations de Denis Sire, des pochoirs de MissTic, de Jef Aérosol, des dessins originaux du célèbre affichiste Brenot, les délires urbains de Jérôme Mesnager, de Némo, ou encore des Mosko & associés (les plus célèbres représentants du Street-Art Français), les photographies de Christophe Mourthé, d’Andy Julia, Serge Jacques, un très rare dessin de John Kacere, le pape de l’hyper réalisme américain, une vidéo hommage à Pierre Molinier de Philippe Faure, un strip-tease d’une pin-up des années 60 photographié par Roland Carré pour Paris Hollywood, les silhouettes hyperréalistes de Patrick Hitte, les  sculptures  en  trompe  l’œil de Jacques Chéreau,  les toiles de Cintract,  et bien d’autres  encore…

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About fifty artists for an spectacular exhibition

Gathered around legendary items, contemporary artists showed what lingerie inspired them, with the exceptional participation of Peter Klasen who exposed one of his latest creations. People could also enjoy illustrations by Denis Sire, stencils by MissTic, original draws from the famous poster designer Brenot, urban fantasies by Jérôme Mesnager, Némo, Mosko & associates (most famous French Street-Artists), pictures of Christophe Mourthé, Andy Julia, Serge Jacques, a very rare draw of John Kacere (the American hyperrealism don), a tribute video to Pierre Molinier by Philippe Faure, a strip-tease performed by a pin-up of the 60s photographed by Roland Carré for Paris Hollywood, the hyperrealistic figures of Patrick Hitte, trompe l’oeil sculptures by Jacques Chéreau, canvas by Cintract, and many more …

Plan-general-Web

Klasen-2006-B-WebAcrylique sur toile de Peter Klasen
Acrylic canvas by Peter Klasen

Jef-Aerosol-2006-B-WebPochoir sur toile « Lou Doillon » de Jef Aérosol
‘Loui Doillon’ stencil on canvas by Jef Aérosol

Chantal-T-et-PG-WebChantal Thomass et Patrice Gaulupeau

Serge-Jacques-2006-Web

Roland-Carré-2006-WebTirages N&B originaux de Serge Jacques et Roland Carré (photographes du magazine « Paris-Hollywood » des années 60/70′)

Originals B&W printings by Serge Jacques and Roland Carré (photographs for the magazine ‘Paris-Hollywood’ in the 60/70s)

Brenot-WebGouache originale de PL Brenot
Original gouache by PL Brenot

MissTic-2006-WebMissTic, 3 Pochoirs sur toile et Lingerie d’Artiste
MissTic, 3 stencils on canvas and lingerie

AEL-7WBustier 50′ en satin noir peint par Jérôme Mesnager
Black satin bustier 50′ painted by Jérôme Mesnager

AEL-6W

AEL-9W

Gaine et bustier 50′ en satin noir peint par BEN
Black satin girdle and bustier 50′ painted by BEN

AEL-8WPorte-Jarretelles 50′ en satin peint par NEMO
Satin garter belt 50′ painted by NEMO

Cintract-2006-WebMannequin par Cintrac

No-Art-2006-WebString Mécanique par No Art
Mechanical thong by No Art

Klasen-2006-A-WebPeter Klasen, Acrylique sur toile, néon et plexiglas
Peter Klasen, Acrylic on canvas, neon light and plexiglas

Kacere-2006-WebJohn Kacere, croquis préparatoire pour la toile Clare 87
John Kacere, preliminary sketch for the Clare 87 canvas

Kacere-clare-87-WebJohn Kacere,  toile Clare 87

Exposition / Exhibition Lingerie Treasures (Shanghai)

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« Lingerie Treasures » un siècle d’histoire de la lingerie
‘Lingerie Treasures’ a century of the history of lingerie

Ghislaine Rayer et Patrice Gaulupeau, toujours sous l’enseigne « Nuits de Satin» ont réalisé en partenariat avec Eurovet une exposition pour les 10 ans du Salon de Shanghai Mode Lingerie. Cette exposition nommée « Lingerie Treasures » a retracé un siècle de l’histoire des Corsets et de la Lingerie par le biais des différentes matières utilisées pour leur fabrication : des crinolines du Second Empire en 1860 aux soubresauts révolutionnaires du MLF en 1968…

Ghislaine Rayer and Patrice Gaulupeau carried out as ‘Nuits de Satin’ an exhibition in association with Eurovet for the 10 year anniversary of Shanghai Fashion Lingerie Show. This exhibition named ‘Lingerie Treasures’ traced a century of the history of Corsets and Lingerie through the different fabrics used: from crinolines of the Second Empire in 1860 to the Women’s Movement in 1968 …

Affiche Shanghai

Soixante pièces de cette collection ont donc été choisies pour leur beauté, leur rareté et leur caractère historique, mais aussi et surtout pour la diversité de leurs matières, véritable sujet de cette exposition.

Durant le siècle d’or des Corsets et de la Lingerie, de très nombreuses matières furent employées :

Les fibres végétales, avec le coton, omniprésent dans les dessous de la fin du 19ème siècle et qui sera la fibre star des années 1900. Puis le latex (caoutchouc) apportera aux femmes, pour la première fois, le confort des matières extensibles.

Les fibres animales avec le crin de cheval soit pour les corsets du peuple ou les crinolines de la haute bourgeoisie, et surtout la Soie, invention Chinoise vieille de 5000 ans, dont le fil magique sublimera toute pièce de lingerie et transformera tout corset en œuvre d’art.

Les fibres synthétiques enfin, en commençant par la Viscose/Rayonne, appelée aussi soie artificielle qui fera les beaux jours de la lingerie des années 30.

Et enfin, les deux grandes inventions textiles du 20ème siècle, le Nylon, en 1940, véritable  fibre révolutionnaire de l’après guerre, et le Lycra, première fibre complètement extensible qui fera des années 60, les « années stretch » et annoncera l’ère des textiles intelligents du 21ème siècle.

Chacune des 60 pièces de cette exposition a représenté une matière, c’est ainsi que parmi celles-ci, étaient exposés :

  •  Une jupe-cage à faux-cul en acier, toile et  tresse de coton (1885)
  •  Un corset en satin de soie (1890)
  •  Un déshabillé en batiste et dentelle de coton (1900)
  •  Une brassière à jarretelles en broderie anglaise et fanons de baleines (1905)
  •  Une culotte en mousseline et crêpe de Chine (1920)
  •  Une gaine Playtex en latex pur de (1940)
  •  Un jupon Christian Dior en nylon rigide et dentelle de nylon (1949)
  •  Une guêpière en charmeuse et tulle plumetis (1950)
  • Etc …

Plus 2 pièces exceptionnelles : l’ancêtre du corset, un « Corps piqué » en crin de 1775, (époque Louis XVI) et un déshabillé « Second Empire » en taffetas et tulle point d’esprit porté par Martine Carol en1956 pour le film « Nana« .

Sixty items of the collection were carefully picked for their beauty, rarity and their historic signification, but also according to the diversity of the fabrics, which was the main theme of the exhibition.

During the golden age of Corsets and Lingerie, many fabrics were used:

Plant fibers, such as cotton, which was omnipresent in underwear at the end of the 19th century and became the main fiber in 1900′. Then latex (rubber) gave women for the first time some confort with expendable fabrics.

Animal fibers, such as horsehair for the commoners’ corsets or the upper class’ s crinolines, and especially silk, which is a Chinese invention that dates back to 5000 years ago, and that enhanced every piece of lingerie, turning any corset into a work of art.

Synthetic fibers, such as Viscose/Rayon, also called ‘art silk’ that prospered during the 30s.

Finally, the two great inventions of the 20th century. Nylon, a truly revolutionary fiber created in 1940 during the post-war period. And Lycra, the first completely expansible fiber that made the 60s the ‘stretch years’ and that foreshadowed the era of smart textiles in the 21st century.

Each of the 60 items in the exhibition embodied a fabric, among them:

  • A crinoline with a steel bustle, in hessian and braided cotton (1885)
  • A silk satin corset (1890)
  • A négligé in batiste and cotton lace (1900)
  • A brassiere with garters in English embroidery and baleen whale (1905)
  • Panties in Muslin and crepe de Chine (1900)
  • A Playtex girdle in pure latex (1940)
  • A Christian Dior petticoat in rigid nylon and nylon lace (1949)
  • A guepiere in charmeuse and dotted swiss tulle (1950)
  • Etc …

Plus 2 exceptional items: the corset’s predecessor: a ‘Stay’ made in hair from 1775 (Louis XVI period) and a négligé ‘Second Empire’ in taffeta and point d’esprit tulle worn by Martine Carol in 1956 for the film ‘Nana‘.

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Défilés / Fashion shows

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  • Shanghai Fashion Show en October 2014, pour le 10ème anniversaire du salon de la lingerie à Shanghai,  Eurovet, en plus d’une magnifique exposition rétrospective de deux siècles de lingerie, organisait un défilé. Le final  était consacré à la lingerie vintage. Huit mannequins, dont cinq chinoises ont porté une vingtaine de pièces « Nuits de Satin », faisant connaitre à un public asiatique désireux de mieux connaitre l’histoire de France, toutes les subtilités de la lingerie française.

Shanghai Fashion Show in October 2014 – for the 10th anniversary of the Lingerie show in Shanghai, Eurovet organized both a magnificent exhibition and a fashion show. The finale was dedicated to vintage lingerie. Eight models (five of them being Chinese) wore about twenty items from ‘Nuits de Satin’, in order to acquaint the Asian public with the history of France and all the refinements of French lingerie.

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(Voir aussi onglet Expositions : Lingerie Treasures / See tab Exhibitions : Lingerie Treasures )

  • Grands Magasins « Le Printemps »  à Paris en Novembre 2006
    Department Stores ‘Le Printemps’ in Paris in November 2006

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  • Ultra-Lingerie au Salon International de la Lingerie en Janvier 2010
    Ultra-Lingerie at the International Lingerie Show in January 2010

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  • Au Marché Dauphine  de Paris, en juin 2002, « Nuits de Satin » a créé, ce qui restera comme le plus grand défilé de « Corsets et lingerie ancienne » jamais organisé au monde. Durant près d’une heure, un siècle de dessous historiques défilait devant 4000 personnes enthousiastes, rivalisant ainsi avec les grands défilés  que l’ont peut voir durant la « Fashion Week ».

50 minutes  de défilé,  200 m de catwalk sur 2 niveaux, avec 13 mannequins portants 80         pièces de la collection, devant plus de 4 000 spectateurs et une trentaine de journalistes  Couverture médias : 60 articles de presse dont 13 pleines pages, 7 passages télé et plusieurs passages radios…

At the Dauphine Market in Paris in June 2002 – ‘Nuits de Satin’ created what is remembered as the greatest ‘Corsets and ancient lingerie’ fashion show ever organized in the world. For about an hour, a century of historic underwear was displayed in front of 4000 spectators -a show that could compete with what is usually seen during the ‘Fashion Week’.

a 50 minutes fashion show, a 200 m catwalk on 2 floors, 13 models wearing 80 items of the collection in front of more than 4000 spectators and about thirty journalists.
Media coverage: 60 articles in the press, including 13 full pages, 7 TV appearances and many more on the radio …

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