PIN-UP, l’âge d’or du balnéaire

Exposition « Pin-Up, l’Age d’Or du Balnéaire »

 Galerie Joseph, 7 rue Froissart, 75003 Paris

Du 5 juillet au 3 septembre 2017

De 11 h à 20 h / ouvert 7j/7
Exposition PIN-UP .jpgCommissaires d’exposition – Ghislaine Rayer et Patrice Gaulupeau

 UNE EXPOSITION GLAMOUR ET ESTIVALE 

 UN HOMMAGE AUX MAILLOTS DE BAIN DES PIN-UP DES ANNÉES 50 

  • Un focus Marylin Monroe avec, pour la première fois exposé en Europe, le maillot de velours et de dentelle qu’elle porta pour une séance photo de la marque Catalina puis pour le film « Love Nest » ou « Nid d’amour » en 1951. Des clichés de ce shooting et de ce film accompagnent ce maillot mythique.

 

Marilyn Monroe en maillot de bain Catalina
  • Des maillots « couture » créés par les marques emblématiques américaines (Jantzen, Catalina, Cole of California, …) conçus pour les Pin-up et les stars hollywoodiennes.
  • Une présentation de maillots de bain issus des films aquatiques hollywoodiens, dont Esther Williams fut l’illustre Sirène.
  • Un corner dédié aux maillots de bain de luxe qui ont su égaler les robes de soirée lors des « Pool Parties » huppées d’Hollywood.
  • L’exposition met aussi en avant les tendances européennes des années 50, le Brigitte Bardot style ou l’esprit New-Look… quand la collaboration des grands couturiers français (Dior, Jacques Fath, Schiaparelli) avec les grandes marques américaines donne naissance à un style balnéaire Haute Couture et intemporel.

Marilyn Monroe, Pin-up et star,

Ambassadrice iconique des marques de maillots de bain

PIN-UP Marilyn Monroe maillot de bain swimsuit 1950 (262 x 300)

Marilyn Monroe est l’icône glamour par excellence, le mot photogénie a été inventé pour elle. Mais l’actrice n’aurait jamais imaginé qu’elle puisse un jour avoir un tel destin. Née de père inconnu et d’une mère schizophrène, placée en famille d’accueil à 9 ans, elle se retrouve mariée, en 1942, à l’âge de 16 ans avec un ouvrier qui s’engage dans la marine marchande. Marilyn qui n’a pas fait d’étude, finit par trouver du travail dans la même usine que son mari en tant que plieuse de parachutes. C’est là qu’elle se fait repérer par un photographe de l’armée, David Conover, venu pour illustrer l’implication des femmes dans l’effort de guerre. Il cherchait un « physique » pour stimuler le moral des troupes à l’étranger quand il a découvre Norma Jean, une jeune fille de 18 ans, qui avait l’air très intéressante, même en salopette…

 

Grâce à cette série de photo publiée un peu plus tard dans le magazine YANK en 1945, elle fait ensuite la couverture d’une trentaine de magazines de Pin-up et commence à se faire connaître comme la « Mmmmm girl ». Elle abandonne son travail pour se consacrer à sa carrière de mannequin, notamment auprès de l’agence Blue Book Modeling Agency. En décembre 1945, elle tourne son premier film-test pour l’agence, afin de promouvoir des maillots de bain. La « bombe sexuelle » est née et sa carrière commence  alors … Même lorsqu’elle devient actrice, puis star, elle reste l’ambassadrice incontestée des marques de beachwear qui utilisent à l’envi son sourire et son incomparable plastique pour promotionner leurs maillots de bain.
Marilyn n’est pas une légende, mais LA légende !

 

Le maillot de bain des années 50/60, sublime pièce de la garde-robe féminine


 Une plongée historique et fashion dans les coulisses d’Hollywood
Quand de la censure naît une mode glamour…
Le code Hays : Dans les années 50, le puritanisme ambiant, le maccarthysme tout puissant et le lobby des ligues de vertu de la société américaine touchent l’univers de la mode. Parmi toutes ces ligues et autres organismes répresseurs, il en est un qui va sévir pendant plus de 30 ans et perturber le cours d’une industrie florissante : le code Hays, guide d’autocensure pour la communauté cinématographique hollywoodienne.
En pratique, l’application stricte du code impose de suivre des règles saugrenues : les baisers sont chronométrés, la nudité est proscrite, les costumes trop révélateurs sont bannis, le lit, même conjugal, devient obligatoirement des lits jumeaux…
A cette époque, les actrices Hollywoodiennes n’avaient pas le droit de se montrer en lingerie ou tenue légère. Pour contourner la réglementation en vigueur, les producteurs de cinéma, afin de valoriser la plastique de leurs célébrités eurent l’idée de les faire poser en maillot de bain.

PIN-UP Rita Hayworth maillot de bain swimsuit 50Rita Hayworth

Les scènes de déshabillage et la lingerie provocante doivent être évitées, sauf lorsqu’elles constituent un élément essentiel du scénario. En outre William Hays, étant sujet à un fétichisme particulier, traque personnellement les nombrils féminins.
Le maillot de bain deux-pièces taille haute, devient alors la seule pièce sexy et glamour autorisée sur les tournages et la promotion des films. Quant au maillot une-pièce, il sublime les stars en dévoilant leurs atouts, mais dans les règles !

 

PIN-UP Liz Taylor maillot de bain swimsuit 50Elizabeth Taylor
Liz Taylor et Ava Gardner sont toutes les deux des actrices de la Metro-Goldwyn-Mayer et  cette société de production diffuse jusqu’à 3 000 photos d’elles par semaine pour assurer leur promotion.
PIN-UP Ava Gardner maillot de bain swimsuit 50Ava Gardner

 « Bathing Beauty », (Le Bal des Sirènes)

C’est le premier film 100% aquatique produit à Hollywood. Somptueusement mis en scène dans le plus grand studio alors jamais construit, ses scènes de natation synchronisée majestueusement chorégraphiées par le maître de l’époque Busby Berkeley, font d’Esther Williams une star dont le seul costume est le maillot de bain.
PIN-UP Esther Williams maillot de bain swimsuit 1950s' (240 x 300)Esther Williams en maillot de bain Cole of California
Esther Williams dont les maillots parfois provocants pour l’époque n’en demeuraient pas moins des œuvres d’art en termes de style. Surnommée « la Sirène d’Hollywood », l’actrice américaine, après avoir été la vedette d’une vingtaine de films, devient une femme d’affaire prospère en se lançant dans la création de maillots de bain. S’inspirant des tenues de ses films, elle travailla pour la marque Catalina puis lanca sa propre griffe « Esther Willams », toujours commercialisée de nos jours.

 

L’âge d’or des « Pin-up » 

Pin-up, d’où vient donc ce mot ? Il s’agit une représentation féminine, en dessin ou en photo, souvent enjouée mais toujours sexy… L’expression anglo-saxonne  « Pin-up girl » pourrait se traduire en français par « jeune femme épinglée au mur » (to pin : épingler). En effet, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Pin-Up, connaissent un très large succès, surtout chez les militaires, et notamment chez les G.I. Des représentations de Pin-up étaient fréquentes sur leurs murs de leur chambrée et paquetage. Certains pilotes, avec la bénédiction de leurs supérieurs,  en faisaient même peindre une sur le nez de leur avion bombardier.

 

Les années 50, deviennent l’âge d’or des Pin-up, principalement aux  Etats-Unis. À cette époque, elles sont partout et apparaissent en « Une » des magazines, des journaux, posters, calendriers, petites vignettes à collectionner…
La plus célèbre des Pin-up fut et reste Bettie Page qui, si elle fut connue pour avoir posé en lingerie sexy, dut son plus grand succès à ses poses en maillots léopard, relançant ainsi la mode de cet imprimé.

 

Leur success-story se poursuit jusqu’aux années 1970, où elles sont largement utilisées en publicité. Même Coca-Cola fera appel à Marylin Monroe  pour faire la promotion de leur célèbre boisson !
A la suite de l’apparition des magazines érotiques comme Playboy ou Penthouse, la mode des Pin-up disparaît progressivement au profit de photos réalistes de femmes nues moins fantasmées.
On assiste depuis quelques temps à un regain d’intérêt pour ces égéries des années 1950. La mode, la publicité, les médias et les artistes remettent ce style au goût du jour. Dita von Teese, en est la grande prêtresse et célèbre, dans ses shows internationaux, le grand retour de la Pin-Up.

Le style Bardot ou l’esprit New-Look 

Les tendances européennes des 50’s !

Pendant toute la période des années 50, le maillot de bain est porté soit en 2 pièces (culotte montante qui couvre le ventre et surtout le nombril) et le « une-pièce » qui permet de se déshabiller sans être impudique. Cette décennie est marquée par le développement de la créativité du maillot une-pièce Couture et du maillot à jupette.

 

Maillot LIBRON-VAHINE-KESTOS Paris de 1948 1 pièce à jupette en nylon imprimé fleurs, époque « New-Look » haut baleiné – Collection Nuits de Satin
Toutefois, le rationnement des matières de l’après-guerre, en Europe, marque un frein au succès des maillots de bain habillés. Seules les très rares marques haut de gamme s’y essaient.
Les couturiers célèbres collaborent avec les marques américaines, leaders sur ce marché : Jacques Fath fait la promotion de la marque Sutex, tandis que Christian Dior associe son nom à la marque Cole of California, et Elsa Schiaparelli fait la promotion de la marque Catalina.

Exposition « Pin-Up, l’Age d’Or du Balnéaire »

 Galerie Joseph, 7 rue Froissart, 75003 Paris

Du 5 juillet au 3 septembre 2017

De 11 h à 20 h / ouvert 7j/7

 

 

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